Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme – Comité régional élargi – 21 janvier

Le mot de Jean-François Tamellini, Secrétaire général de l’Interrégionale wallonne de la FGTB

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Ce qu’il faut retenir

  • Des réformes socialement injustes, plombant les finances publiques ;
  • Des chèques en blanc pour les entreprises… sans contrepartie ;
  • Des conditions de travail et de rémunération brutalement dégradées ;
  • La précarisation des tavailleur·euse·s avec et sans emploi, et des allocataires sociaux ;
  • La nécessité d’occuper le terrain avec nos idées, en poursuivant la lutte sociale.

Le mercredi 21 janvier dernier se tenait la première réunion des instances de notre Section pour cette année 2026. L’occasion de réunir les militant·e·s au sein d’un Comité régional élargi, afin de faire le point sur nos mobilisations passées et celles à venir…

L’occasion aussi d’accueillir le Secrétaire général de la FGTB wallonne, Jean-François Tamellini, pour parcourir avec lui l’actualité politique et syndicale. Lors de cette rencontre, un focus sur les politiques mises en place par le gouvernement wallon a été entrepris.

Si le fédéral accapare la majeure partie de notre attention, il ne faut pas oublier les chantiers désastreux lancés par la majorité MR-Engagés en Région wallonne[1]. Jugez plutôt :

Une diminution des droits d’enregistrement… ne profitant qu’aux plus fortunés

Si vous êtes célibataire, il faut compter a minima 370.000 € à investir dans une maison pour réellement bénéficier du taux réduit à 3 % – au lieu des 12,5 auparavant. En couple ? Il faut carrément compter plus d’un demi-million !

La Cour des Comptes a épinglé la mesure, car son coût est excessivement élevé par rapport aux effets qu’elle offre. Forcément, puisque seules les personnes les plus nanties peuvent se permettre le luxe d’acheter des biens aussi chers.

Une diminution des droits de succession… ne profitant qu’aux grosses fortunes

En moyenne, les ménages de Wallonie perçoivent un héritage oscillant entre 50 et 70.000 €. La réforme annoncée par le gouvernement wallon ne devrait rien changer pour les bénéficiaires. Une nouvelle fois, ce sont les plus fortunés et particulièrement ceux qui peuvent contourner l’impôt qui devraient profiter de la mesure… Avec un coût exorbitant de plus d’un demi-milliard pour la Région !

Des communes wallonnes – et leurs habitant·e·s ! – qui paient la note

Les mesures, tant du gouvernement De Wever que de celui de Dolimont, vont impacter le budget des communes. Les citoyen·ne·s vont donc devoir payer davantage de taxes pour éponger la note – contrairement aux promesses électorales des partis de droite…

Ramassage des ordures, frais scolaires, tarifs des maisons de repos qui dépendent des CPAS, etc. vont coûter plus chers pour les familles !

Un aménagement du territoire inexistant

L’approvisionnement électrique en Wallonie est au point mort. Le MR, qui a « géré  l’aménagement sous la précédente législature ; les Engagés depuis le début de cette législature n’ont encore rien fait. Le désastre pointe…

Si un accord n’est pas trouvé d’ici l’été pour concrétiser la Boucle du Hainaut, le risque plane d’une saturation totale du réseau ! Avec, comme conséquences, de potentiels black-outs – y compris dans les hôpitaux ! – et du chômage économique dans les entreprises.

Une marchandisation et une précarisation de l’emploi

Flexi-jobs, heures supplémentaires défiscalisées, jobs étudiants élargis, etc. autant de mesures qui ne créent aucun emploi ! Elles correspondent uniquement à une exigence du patronat flamand, que la droite s’est empressée de combler. Avec la complicité de celle du Sud. La majorité fédérale a décidé d’obliger les futurs exclus à devoir accepter des jobs payés moins qu’une allocation de chômage dans un rayons pouvant atteindre jusqu’à 60 kilomètres du domicile.

S’agissant des négociations en cours, les chèques formation à destination des entreprises pourraient passer de 6 à 25 €, en ouvrant largement les aides publiques à l’intérim. Le congé éducation payé est mis sous pression. Quant aux aides à l’emploi, elles sont un jackpot pour les entreprises, puisqu’elles pourraient bénéficier de subsides publics encore relevés, combinable avec les emplois à zéro pourcent de cotisations sociales patronales. Des multiples cadeaux accordés exclusivement aux patrons !

Au niveau belge, la visée des nationalistes du Nord du pays est limpide : la scission du pays à l’horizon 2030. Les réformes socioéconomiques engagées – notamment celle du chômage, véritable régionalisation d’un pan de notre Sécurité sociale – vont en ce sens.

Malgré les épreuves, Jean-François insiste sur la nécessité absolue de poursuivre la lutte[2]. C’est dans la rue qu’il sera possible, non seulement de faire reculer l’Arizona, mais de faire tomber ce gouvernement. Il précise : il a reçu mandat en Comité wallon pour aller jusqu’au bout ! Il ajoute : « Le gouvernement MR–N-VA n’est pas aussi fort qu’il le prétend. Chaque fois que nous sommes dans la rue, il a peur, parce qu’il voit notre force. La lutte finira par payer ! »

Ce message sera également porté lors du Congrès de l’Interrégional wallonne qui se tiendra en mai prochain. Repartir sur les résolution de 1954, axées sur les réformes de structures anticapitalistes, sera le point de départ des travaux des congressistes.

En outre, revendiquer l’accès :

  • À une alimentation saine ;
  • À la culture ;
  • À des services publics de qualité.

En toute indépendance syndicale et avec les relais politiques prêts à porter nos revendications.

Une année 2026 de combat(s)… qui débute(nt) dès à présent ! Bonne année à vous toutes et tous, camarades !

[1] Le détail de chaque mesure est disponible sur le site web du Baromètre de la vie chère, à l’initiative de la FGTB wallonne, à l’adresse suivante : https://www.barometredelaviechere.be/

[2] Voir le détail du plan d’action dans la newsletter du vendredi 16 janvier et ailleurs sur notre site internet.