Les dispositions concernant le « droit au rebond » sont entrées en vigueur le 1.3.2026. Dorénavant, les travailleurs auront le droit de démissionner une fois au cours de leur carrière tout en bénéficiant d’une allocation de chômage.
Dans cette note, nous vous expliquons les conditions et les modalités de cette mesure, ainsi que nos critiques et mises en garde.
Source : art. 118 de la Loi-programme du 18 juillet 2025 (Moniteur belge du 29.7.2025)
Modalités
Une seule fois et limitation dans le temps
Un travailleur peut demander à « convertir » son exclusion du droit aux allocations en un octroi temporaire d’allocations de chômage une seule fois au cours de sa carrière et pour une période maximale de six mois.
Conditions
Durée
Procédure
L’octroi n’est pas automatique. Voici les étapes :
Remarque : Si la personne souhaite bénéficier de l’extension du droit au rebond, c’est le service régional qui doit valider que la formation choisie correspond bien à un métier en pénurie. Ils délivreront une « attestation de dispense » ou un accord de formation qui servira de preuve pour l’ONEM.
Obligations pendant la période de rebond
Pendant toute la durée du droit au rebond, prolongation comprise, le travailleur reste soumis aux conditions classiques d’indemnisation.
Il doit notamment :
Critiques
Au-delà des critiques idéologiques, il est important de mettre en garde nos membres qui souhaiteraient quitter leur emploi actuel et bénéficier de cette mesure.
La procédure est lourde et son issue est incertaine. Le travailleur peut – au bout de cette procédure – voir son projet refusé, être finalement considéré comme chômeur volontaire et ne percevoir aucune allocation de chômage.
Nous craignons également des pratiques de « démissions forcées » de la part de certains employeurs : au lieu d’être licencié moyennant prestation du préavis ou paiement d’une indemnité de rupture, les travailleurs seraient poussés à « exercer ce droit au rebond ».