Communiqué de presse

FN Herstal et John Cockerill : 2.700 travailleurs et travailleuses laissés dans l’incertitude quant à leur avenir. Il est temps de leur répondre.

Aujourd’hui, la FN Herstal occupe directement 1.500 travailleurs et travailleuses. John Cockerill 1.200. Aujourd’hui, tous ces travailleurs et travailleuses ainsi que leurs familles sont dans l’incertitude quant à leur avenir. C’est inacceptable.

Le secteur de l’armement en Belgique est principalement wallon, il représente 11.634 emplois dont 4.307 directement destinés à la production d’armes. Outre l’emploi, le secteur contribue à la croissance économique de la région Wallonne :

• Par sa contribution nette à la balance commerciale ;
• Par le niveau et la qualité d’emplois générés ;
• Par le développement technologique direct induit ;
• Par son niveau d’entrainement sur les activités civiles ;
• En dégageant des marges ajoutées brutes.

Les impacts économiques et sociaux d’un non octroi de licence d’exportation seraient donc dramatiques pour la pérennité des entreprises.

A la FN d’Herstal, le montant des avances payées par l’Arabie Saoudite est de 180 millions d’euros qui doivent être remboursés et auxquels s’ajouteraient des pénalités contractuelles de 250 millions d’euros.

A John Cockerill, le contrat Tourelle représente 4 milliards dont 2 restent actuellement à facturer. Le non-respect du contrat engendrera une perte économique de 5 milliards.

Si la Wallonie veut être le fer de lance de l’action humanitaire, la FGTB Liège-Huy-Waremme la soutient. Mais c’est au niveau européen et international que cette action aura un impact. La manière dont la Wallonie fût exemplaire dans la négociation du traité CETA en est une illustration marquante.

Un embargo unilatéral de la seule Wallonie, imposé au seul secteur de la Défense, n’aura aucun impact sur la situation humanitaire au Yémen et relève d’une totale hypocrisie. La Wallonie, seule, ne modifiera pas le commerce des armes à moins de choisir d’être le dindon de la farce.

Par contre, cet embargo aura pour effet de supprimer l’activité économique en Wallonie et de la déplacer vers d’autres pays d’Europe et du Monde.

Aujourd’hui, près de 3.000 personnes attendent une réponse claire quant à leur avenir.