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Liège-Huy-Waremme

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EXPO (1/03/16)

EXPO

"FEMMES EN COLERE"
PROLONGATION !

La Grève des femmes en 66
16.02 > 26.03
PROLONGATION JUSQU'AU 1er AVRIL !
Anciens bâtiments Pré-Madame à Herstal

Dans la seconde moitié du 20e siècle, les écarts salariaux entre les hommes et les femmes restent considérables. Constatant que rien n'évolue malgré leurs demandes les ouvrières de la FN, appelées « Femmes-Machines » s'impatientent. Le 9 février 1966, armées d'un balai et d'un chiffon rouge en guise de drapeau, les travailleuses de la FN partent en grève avec une seule revendication : « A travail égal, salaire égal ». Venez découvrir leur parcours et vous plonger dans leur univers grâce, entres autres, à des reconstitutions d'époque.


L'exposition


C'était il y a 50 ans. La télé ? toujours en noir et blanc ? projetait les actualités. En février 1966, pendant 12 semaines, les travailleuses stoppent le travail à la Fabrique nationale de Herstal. Le motif de leur mécontentement : elles bossent autant que les hommes, pourtant elles touchent moins.

Un slogan apparaît : « A travail égal, salaire égal ». Hymne repris ensuite par les mouvements semblables aux 4 coins du globe.

Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, on parle de « equal work deserves equal pay », en Espagne et en Amérique latine les femmes s'unissent derrière les banderoles « a trabajo igual, salario igual », en Allemagne les femmes tiennent également des pancartes inscrivant « gleicher Lohn für gleiche Arbeit », etc.

Ce slogan devient un symbole important du combat pour l'égalité entre hommes et femmes. La région liégeoise ne fait pas exception. A travers une grève historique, les ouvrières de la FN se dressent pour dénoncer les injustices dont elles sont frappées et portent des revendications inédites jusqu'alors. Grâce à leurs combats, des droits nouveaux verront progressivement le jour les années suivantes.

Les syndicats CSC et FGTB Liège-Huy-Waremme ont décidé de s'associer, avec l'aide de leurs réseaux associatifs respectifs, afin de mettre sur pied une expo célébrant l'anniversaire de cet événement. Cette exposition est une opportunité de revenir sur les luttes de nombreux mouvements et d'organisations pour une société où la femme trouve une place égale à l'homme. C'est la chance de comprendre l'importance des mouvements syndicaux, associatifs et citoyens.
Dans un 1er temps, la partie historique.

Le parcours historique se veut une immersion dans le contexte de l'époque. Il entend redessiner le cadre environnemental des sixties pour mieux revenir sur les raisons qui ont poussé les ouvrières de la FN Herstal à se mettre en grève.

Car l'insouciance croissante dans la société ne signifia nullement une absence de conscience. Au contraire ! A travers les objets, les vêtements, les décors, les photos, les films, chaque visiteur aura l'opportunité de se replonger dans l'ambiance de ces années difficiles. C'est une occasion unique de découvrir le travail en entreprise de ces femmes devenues des exemples pour tant d'autres. C'est la chance de pouvoir s'immiscer dans leur quotidien et de comprendre d'où nous venons, pour ensuite comprendre où nous sommes et où nous allons.

Cette partie historique débutera aux prémices de la grève de la FN pour finir par le retour au travail et l'après grève. On y découvrira les grèves et les manifestations antérieures et ultérieures à la grève de la FN, la vie quotidienne des femmes avant, pendant et après la grève, le travail des femmes en général et leur quotidien à l'usine, les conditions d'hygiène et de sécurité, le débrayage, les revendications portées, les avancées obtenues et bien plus encore.
Dans un 2ème temps, la partie contemporaine.

Depuis cet événement qui a marqué l'histoire, de nombreuses avancées ont été obtenues. C'est ce que la partie contemporaine tentera de montrer à travers les multiples mobilisations apparues depuis lors.

En effet, la grève de 1966 est sans précédent et fera tache d'huile. Sur le plan social, bien sûr. Les femmes ont, en effet, continué à lutter sur de nombreux terrains dans le but de faire évoluer leurs droits. Les exemples de victoires sont multiples : adoption de la loi sur l'égalité de traitement en 1978, maîtrise du corps, instauration de la mixité dans l'enseignement, installation de la Commission du travail des femmes... Ainsi que sur le plan syndical, avec la signature en 2004 par les trois syndicats belges (FGTB, CSC et CGSLB) de la « charte sur l'égalité des femmes et des hommes ».

Le visiteur chemine dans les nombreuses avancées gagnées depuis lors, recouvrant de l'importance de la lutte et de l'action citoyenne et syndicale. Ces luttes d'hier nous amènent inévitablement à celles d'aujourd'hui et de demain. L'exposition se clôturera donc en dressant des perspectives. Des combats, les femmes en ont menés. Malgré tout, partout dans le monde, elles vivent avec le poids des inégalités. Les répressions à leur encontre sont tantôt violentes, tantôt insidieuses. Elles peuvent être physiques et psychologiques telle l'excision, la maltraitance, ou l'humiliation. Elles peuvent être économiques et discriminatoires, telle la mise au travail à temps partiel, l'inégalité des salaires ou la différence de traitements sur le lieu de travail. Motifs pour lesquels les combats féministes se poursuivent aujourd'hui encore.

Lien : www.femmesencolere.be/expo